#Rencontre : Sylvie Marcé

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Sylvie Marcé, 

Commissaire générale des États généraux du livre en langue française dans le monde présente son action et son ambition pour le projet en répondant à 4 questions.


Qui êtes-vous et en quoi consiste votre activité ?

Mathématicienne de formation et après une carrière professionnelle passée successivement dans le monde de l’éducation, de la finance et plus de 20 ans dans l’édition, le Ministre de la Culture français m’a confié la mission de concevoir la programmation des États généraux, piloter leur mise en œuvre et établir un bilan afin de les inscrire dans une perspective de long terme. Je mène ce projet en étroite collaboration avec l’Institut français qui en est l’opérateur et particulièrement avec Judith Roze, sa directrice du département Livre, Langue française et Savoirs, qui a été nommée Commissaire adjointe. Il s’agit d’un vaste projet mené dans un esprit partenarial, associant toutes les institutions et les organismes professionnels de l’ensemble du monde francophone.

Quelle est la mission qui vous tient le plus à coeur ou l'initiative dont vous êtes le plus fier dans le cadre de votre activité ?

Dans cette mission, ce qui me tient le plus à cœur est de fédérer l’ensemble des acteurs concernés par le livre en langue française, et que chacun, où qu’il se trouve et quel que soit son rôle, percoive l’enjeu de cette initiative unique de coopération autour du livre et de la lecture, y voit un intérêt pour sa fonction et contribue de ce fait au succès des États généraux. L’objectif est que des propositions concrètes et partagées soient formulées puis portées lors de l’événement de Tunis et qu’elles soient suivies d’actions ou de programmes s’inscrivant dans la durée. Je me réjouis déjà que cinq États ou Gouvernements co-organisent avec la France l’événement de Tunis en septembre 2020 dans la perspective du Sommet de la Francophonie de décembre et s’inscrivent dans la dynamique d’assurer dans le temps un suivi des recommandations.

Quel est l’obstacle majeur, le frein ou la difficulté auquel vous êtes confrontée dans votre activité ?

Une des difficultés principales est l’étendue géographique de la francophonie, la variété des acteurs concernés et la diversité des situations du livre rencontrées dans les différents pays qui créent des attentes différentes dans le cadre des États généraux. Une autre difficulté est la prise en compte des spécificités des différents secteurs éditoriaux qui à la fois nécessitent des réponses différentes mais contribuent néanmoins à la consolidation d’un secteur d’activité commun avec des interactions fortes.

Qu’attendez-vous en priorité des États généraux du livre en langue française dans le monde ?

Qu’il y ait un avant et un après États généraux pour le livre en langue française dans le monde ! Que ce soit dans la prise de conscience partagée des différentes problématiques du livre en langue française dans le monde, des obstacles à lever et des réponses concrètes à apporter pour dynamiser et fluidifier son développement. Mais aussi dans la volonté d’agir, de développer des solidarités, de stimuler la capacité collective de mise en œuvre les propositions qui seront portées dans le cadre des États généraux de Tunis, et d’assurer un suivi dans le temps pour en mesurer les effets réels.